Pas de pratique mais…

Pendant cette période où la pratique n’est plus possible, nous communiquons avec les pratiquants par mails quotidiens. Voici un petit aperçu des échanges :

Jeu Illico

Trouver le point commun entre deux mots est le challenge quotidien proposé.

Réponses :

1 – Coupe ; 2 – A vous de trouver 🙂 ; 3 – Anneau ; 4 – Coffre ; 5 – A vous de trouver 🙂 ; 6 – Fraise ; 7 – Pomme ; 8 – Fil ; 9 – Papillon ; 10 – A vous de trouver 🙂 ; 11 – Sardine ; 12 – Toile

Quizz

Un petit quizz pour tester vos connaissances sur l’Aïkido.

Question du jour

Le site 44questions.fr propose de répondre simplement à des questions que l’on se pose habituellement en Aïkido. Nous partageons ses questions et réponses.

Voici un échantillon de quelques questions :

Concrètement, comment se déroule un cours d’aïkido ?

Un cours d’aïkido commence et s’achève toujours par un salut collectif, adressé au kamiza et à l’enseignant. Pour le reste, le déroulement peut varier de façon assez importante selon les jours ou les clubs. L’expérience montre néanmoins que certaines constantes existent.

Après le salut, la plupart des cours continuent avec un échauffement (aiki taiso). On devrait traditionnellement monter sur le tatami quelques minutes avant le début du cours de façon à être convenablement échauffé à l’arrivée de l’enseignant. Mais les contraintes spécifiques de la vie moderne (horaires contraignants, salles partagées…) ne permettent pas toujours de procéder ainsi.

Après l’échauffement, différents exercices portent sur les « fondations » de l’aïkido et finissent de préparer le corps à la pratique. Ce travail peut être effectué seul (tandoku dosa) ou avec un partenaire (sotai dosa). Vous travaillerez ainsi certains déplacements de base de l’aïkido, votre respiration, les chutes (ukemis)… Ces exercices, traditionnels, vous seront certainement bien vite familiers. Ne les négligez pas pour autant, ils offrent de nombreux niveaux de compréhension et à les pratiquer mécaniquement vous passeriez à coup sûr à côté d’une occasion de progresser. L’aïkido, comme tout budo, nécessite une implication de tous les instants dans l’étude.

La suite des cours consiste généralement en une alternance entre les moments où l’enseignant démontre une technique et ceux où les élèves reproduisent cette technique. Lorsque l’enseignant démontre la technique, les élèves se tiennent en seiza. Ils doivent être très attentifs. Dans l’enseignement traditionnel japonais, très peu d’explications sont données et l’on considère que l’élève doit « voler » l’enseignement au maître ; si l’enseignement européen moderne est souvent plus bavard, il ne faut néanmoins pas oublier cet état d’esprit, l’enseignant ne donnant pas nécessairement oralement toutes les clefs dont a besoin un pratiquant à un moment précis.

C’est ensuite aux élèves de reproduire le geste demandé. L’habitude en aïkido consiste à travailler deux par deux en tenant alternativement les rôles de uke et tori, que l’on échange toutes les quatre attaques. D’autres situations de travail ne sont cependant pas rares : travail par groupes de trois ou quatre partenaires (futari dori), dix attaques d’affilées… Pendant que les élèves travaillent, l’enseignant circule généralement parmi eux pour apporter à chacun un enseignement plus individuel.

Quelle est la différence entre l’aïkido et les autres arts martiaux ?

En français, le terme « art martiaux » peut désigner des pratiques très différentes. Il est tout d’abord important de comprendre ces nuances.

Au sens littéral du terme, devraient être désignées ainsi les disciplines concernées par la guerre et l’efficacité au combat réel. C’est ici l’aspect martial qui prédomine, au détriment peut-être de l’idée d’un art. Seule compte l’efficacité pure, qui décidera de la survie ou de la mort.

Par extension, sont ensuite désignées ainsi toutes les pratiques inspirées de l’art de la guerre, mais dont le sens a évolué, pour devenir, par exemple, disciplines de loisir. Il en est ainsi de l’escrime ou du judo, que l’on pratique aujourd’hui en tant que sports. L’enjeu de ces disciplines n’est plus guerrier, quoique la question de la victoire s’y pose encore d’une certaine façon.

On a par ailleurs coutume en Europe de réserver le terme d’« arts martiaux » aux pratiques venues d’Asie et, notamment, du Japon. C’est parce que l’on met souvent l’accent sur ce dernier sens qu’on l’on peut être surpris d’entendre parler de la boxe anglaise ou de la lutte gréco-romaine comme d’arts martiaux. Ainsi compris, l’art martial ne se limite plus à une simple pratique guerrière, ni même physique, mais intègre une dimension spirituelle : l’objet de la pratique martiale est le perfectionnement personnel du pratiquant. Cette façon de penser l’art martial correspond de fait parfaitement à l’esprit du budo japonais.

Quelles sont alors les spécificités de l’aïkido en tant que pratique martiale ? Dernier né des grands arts martiaux japonais, l’aïkido intègre plusieurs composantes de l’art de la guerre (combat à mains nues ou utilisant différentes armes). Il se distingue en cela des disciplines qui mettent l’accent sur un seul élément de la pratique (kendo ou kenjutsu, arts du sabre ; kyudo, voie de l’arc ; karate-do : voie de la main vide ; etc.). Par ailleurs, en refusant toute idée d’opposition ou de compétition, en rendant secondaire la question de l’efficacité, il fait porter l’accent sur la dimension personnelle de la recherche, plutôt que sur celle, négative, de la défaite d’autrui. En cela, l’aïkido tel qu’O Sensei l’a fondé se veut fidèle à l’esprit initial du budo, tout en se définissant comme art de la paix : la voie d’une édification personnelle, dont les techniques guerrières ne sont qu’un premier pas.

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